Kinshasa, 16 février 2026 – La situation des familles déplacées de Pakadjuma a été au centre d’une séance de travail entre le ministre des Droits humains de la République démocratique du Congo, Samuel Mbemba Kabuya, et les députés provinciaux de Kinshasa. La rencontre s’est tenue ce lundi dans la capitale, quelques jours après le déguerpissement des habitants du site de l’ONATRA.
Les élus provinciaux ont attiré l’attention du ministre sur la précarité dans laquelle vivent actuellement les personnes expulsées. Ils ont notamment évoqué l’absence d’infrastructures scolaires pour les enfants, les difficultés d’accès à l’eau potable ainsi que le manque de structures sanitaires capables d’assurer une prise en charge médicale adéquate.
D’après des sources officielles, le ministre s’est dit préoccupé par ces conditions et a assuré que la question faisait l’objet d’un suivi au plus haut niveau. Il a rappelé avoir récemment échangé avec les députés nationaux de la circonscription de Funa sur le même dossier, avant d’élargir les discussions aux membres du gouvernement concernés, notamment ceux en charge de l’Intérieur et des Affaires sociales.
Le dossier aurait également été inscrit à l’ordre du jour du dernier Conseil des ministres. À cette occasion, le président de la République, Félix Tshisekedi, aurait donné des orientations en vue d’une prise en charge plus appropriée des compatriotes affectés par cette opération de déguerpissement.
Cette série de consultations traduit la volonté des autorités de concilier impératifs administratifs et protection des droits fondamentaux, dans un contexte où la gestion des espaces urbains sensibles demeure un défi majeur pour la capitale congolaise.
Kolaba Koto Rodrigue

