Une importante perturbation des télécommunications frappe, ce mardi, plusieurs territoires de l’Est de la République démocratique du Congo, à la suite d’une intrusion armée signalée dans une installation stratégique de l’opérateur VODACOM à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Selon des informations concordantes, relayées notamment par Top Congo FM, des hommes armés ont pris le contrôle du centre de commutation mobile de l’opérateur, une infrastructure essentielle qui gère les appels téléphoniques, les messages, la connexion internet ainsi que les services financiers mobiles, dont M-Pesa.
Cette attaque a provoqué une interruption quasi totale des communications dans plusieurs zones de l’Est du pays. Des sources locales indiquent que de nombreux territoires se retrouvent actuellement sans réseau, rendant toute communication avec la ville de Goma extrêmement difficile, voire impossible.
Sur place, des témoins évoquent une coupure volontaire des systèmes techniques, plongeant les populations civiles, les services publics, les acteurs humanitaires et les opérateurs économiques dans une situation critique. Cette paralysie survient dans une région déjà fragilisée par une insécurité persistante.
Les conséquences sont immédiates :
difficultés de coordination humanitaire, ralentissement des activités commerciales, interruption des services financiers mobiles et inquiétudes croissantes au sein de la population, fortement dépendante des télécommunications pour ses activités quotidiennes.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée, ni de la part de VODACOM, ni des autorités provinciales ou nationales. Les motivations exactes des assaillants, l’ampleur des dégâts matériels ainsi que le délai envisagé pour le rétablissement des services restent inconnus.
Cette coupure intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans l’Est de la RDC, où les réseaux de communication constituent un outil vital pour la sécurité, l’alerte communautaire et la coordination des interventions humanitaires.
Pour de nombreux observateurs, cet incident relance le débat sur la protection des infrastructures stratégiques dans les zones affectées par les conflits armés, alors que les télécommunications jouent un rôle central dans la stabilité sociale et économique du pays.
Fabrice Mathe

