En province de l’Ituri, des familles endeuillées ont procédé, ce mardi 27 janvier 2026, à la récupération des corps de civils récemment tués par les rebelles des ADF-MTM dans la chefferie de Walese-Vonkutu, territoire d’Irumu.
Selon les informations fournies par la Convention pour le respect des droits humains (CRDH), ce sont les proches des victimes eux-mêmes qui se sont rendus en brousse pour ramener les dépouilles, sans aucune escorte des forces de sécurité, malgré l’insécurité persistante qui caractérise cette zone.
La situation est jugée particulièrement alarmante, d’autant plus que plusieurs localités, notamment Apakolu et Pakanza, sont soupçonnées d’être minées.
Cette menace a empêché certaines familles d’accéder aux sites où reposeraient encore les corps de leurs proches, les exposant à des risques extrêmes et permanents.
Face à cette tragédie, la CRDH, par la voix de son coordonnateur Christophe Munyanderu, tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités compétentes ainsi que les services spécialisés à intervenir en urgence pour procéder au déminage des zones concernées et assurer la sécurisation des populations civiles.
L’organisation de défense des droits humains insiste également sur la nécessité de protéger durablement les habitants de Walese-Vonkutu, régulièrement ciblés par les exactions des groupes armés, et de garantir des conditions dignes et sécurisées pour la récupération et l’inhumation des victimes.
Cette nouvelle attaque attribuée aux ADF illustre une fois de plus la vulnérabilité persistante des populations civiles de l’Ituri, où l’absence de sécurité continue de coûter des vies et d’aggraver la détresse humanitaire.
Mathe Fabrice

