Goma, la date du 26 janvier 2025 demeure gravé dans la mémoire collective comme une date sombre, marquant un tournant majeur dans la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays depuis plusieurs années.
Cette chute avait provoqué une onde de choc tant au niveau national qu’international. Ville stratégique, Goma concentre des enjeux administratifs, économiques, humanitaires et touristiques, notamment grâce à sa proximité avec le parc national des Virunga et le lac Kivu.
La perte de cette ville avait symbolisé l’ampleur de la menace que font peser les groupes armés sur la stabilité de l’Est congolais. Un an plus tard, le bilan humain, social et économique demeure lourd. Des milliers de familles ont été contraintes de fuir leurs domiciles, cherchant refuge face aux combats et à l’insécurité persistante.
Sur le plan économique, les activités ont été durablement perturbées. Petits commerçants, opérateurs touristiques et jeunes sans emploi ont payé un lourd tribut à cette crise. Les infrastructures publiques, déjà fragilisées, ont subi d’importantes dégradations, accentuant les difficultés d’accès aux services sociaux de base.
Malgré les efforts diplomatiques, militaires et régionaux entrepris pour restaurer la paix, la situation sécuritaire reste préoccupante. La population de Goma continue de vivre dans l’incertitude, oscillant entre l’espoir d’un retour durable à la stabilité et la crainte d’une reprise des violences.
Cette commémoration, un an après la chute de la ville, se veut également un moment de réflexion nationale. Elle rappelle l’urgence de solutions durables à la crise dans l’Est de la RDC, fondées sur le renforcement de l’autorité de l’État, la protection effective des civils et la restauration d’une paix durable.
Pour les habitants de Goma, l’aspiration demeure inchangée : retrouver une ville libre, sûre et tournée vers le développement, afin que le 26 janvier ne soit plus jamais synonyme de douleur, de peur et de pertes humaines.
Kambale Mathe Fabrice

