Kinshasa, 16 février 2026 – Le corps médical congolais est entré en grève générale ce lundi sur l’ensemble du territoire national, à l’appel du Syndicat libre des médecins (SYLIMED). À travers cette action, les praticiens entendent dénoncer la dégradation de leurs conditions socioprofessionnelles et exiger le respect de leurs droits.
L’annonce a été rendue publique à Kinshasa par le secrétaire général du syndicat, André Kasongo, qui a justifié ce mouvement par la nécessité de restaurer la dignité du médecin congolais. Selon lui, la profession fait face à des difficultés persistantes qui compromettent aussi bien la motivation du personnel que la qualité des soins offerts à la population.
Parmi les revendications figurent le paiement des arriérés de salaires et des primes de risque, considérées comme essentielles dans un contexte sanitaire souvent marqué par l’exposition à divers dangers. Les médecins dénoncent également la modification inattendue du calendrier de paie du 10 février, intervenue sans communication officielle préalable.
Cette cessation de travail intervient dans un environnement sanitaire déjà fragilisé par des contraintes budgétaires, un déficit d’équipements et une surcharge des structures hospitalières publiques. Dans plusieurs villes et provinces, des perturbations sont redoutées, avec un impact direct sur l’accès aux soins.
À travers cette mobilisation nationale, les médecins espèrent obtenir des engagements concrets des autorités afin d’améliorer durablement leurs conditions de travail et de garantir un système de santé plus stable et plus performant en République démocratique du Congo.
Abdoul Madjid Koyakele

