En marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a rencontré, ce samedi 14 février à Addis-Abeba, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres. Les deux responsables ont échangé sur la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Au centre des discussions figurait la recrudescence des violences armées dans plusieurs zones de l’Est du pays, malgré les engagements pris dans le cadre des différents processus de paix. Les deux dirigeants ont exprimé leurs préoccupations face à la fragilité des cessez-le-feu et à l’impact humanitaire des conflits sur les populations civiles.
Félix Tshisekedi et António Guterres ont appelé à un changement d’approche, estimant que le temps des déclarations devait désormais céder la place à des mesures concrètes, visibles et coordonnées sur le terrain. Ils ont insisté sur la nécessité de faire respecter strictement le droit international humanitaire ainsi que les engagements pris par les parties impliquées.
Les échanges ont également porté sur les mécanismes diplomatiques en cours, notamment les initiatives visant à favoriser la désescalade et à encourager un dialogue crédible entre les acteurs concernés. Dans cette optique, les cadres de médiation existants ont été évoqués comme des leviers à consolider pour éviter une nouvelle spirale de violences.
Le rôle de la Mission des Nations unies en RDC a aussi été abordé. La MONUSCO est appelée à poursuivre son appui technique, en particulier dans le suivi, la vérification et l’accompagnement des engagements sécuritaires pris sur le plan régional et international.
Pour les autorités congolaises comme pour les Nations unies, une meilleure coordination entre les acteurs internationaux, régionaux et nationaux demeure essentielle afin de prévenir toute reprise des hostilités et de consolider les efforts diplomatiques déjà engagés.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre plus large des travaux du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, où la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC figure parmi les dossiers prioritaires examinés par les chefs d’État et de gouvernement du continent.
À Addis-Abeba, Kinshasa multiplie ainsi les contacts diplomatiques de haut niveau pour mobiliser un soutien international renforcé, avec pour objectif de restaurer durablement la paix, de protéger les civils et de stabiliser l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Mathe Fabrice

