Plus de vingt journalistes de Lubumbashi ont pris part, du mardi 04 au mercredi 05 novembre, à un atelier de formation axé sur les Droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR).
Organisée à l’hôpital général Jason Sendwe par le Réseau des journalistes pour la santé sexuelle et reproductive (RJSSR) avec l’appui du MSI, cette session visait à renforcer les capacités des professionnels des médias sur des questions cruciales telles que la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), l’avortement sécurisé et la promotion de la contraception responsable.
Durant deux jours, les participants ont échangé sur les différentes formes de violences basées sur le genre, notamment la violence physique, morale, psychologique, le harcèlement, le viol et les agressions sexuelles.
Les intervenants ont souligné que les femmes restent les principales victimes de ces violences, tant dans les milieux professionnels que scolaires, universitaires et communautaires.
Cette formation a également mis en lumière le drame silencieux des avortements clandestins, souvent pratiqués dans des conditions dangereuses et responsables de nombreux décès maternels.
Les facilitateurs ont insisté sur la nécessité pour les médias de vulgariser les méthodes d’avortement sûres, telles que prévues par le Protocole de Maputo, qui autorise l’interruption volontaire de grossesse en cas de viol, d’agression sexuelle ou de risque grave pour la santé physique ou psychologique de la femme, sous réserve de son consentement éclairé.
Les participants ont par ailleurs été sensibilisés aux dangers liés à certaines pratiques traditionnelles d’avortement, notamment la consommation de plantes ou le curetage non médicalisé, qui peuvent entraîner des complications graves, voire la mort.
Un autre volet important de cette session a porté sur la promotion de la masculinité positive, un concept qui encourage la participation active des hommes dans la lutte pour l’égalité des sexes et la défense des droits des femmes. Les organisateurs ont dénoncé la masculinité négative, qui favorise la domination et la discrimination à l’égard du genre féminin.
En clôturant la formation, les organisateurs ont invité les journalistes à intégrer ces enseignements dans leurs productions médiatiques – émissions, reportages, articles – afin de contribuer à la diffusion d’une information fiable, éducative et accessible à toutes les femmes et à leurs partenaires. Une initiative qui s’inscrit dans la vision d’une société plus juste et inclusive, où la santé et la dignité des femmes sont protégées.
Blaise Abita.
