Gemena, 17 février 2026 – Un cadre d’échanges réunissant autorités locales et acteurs de la société civile s’est tenu ce mardi dans la salle de réunion du Groupe de Travail Climat Red Rénové (GTCR-R), à Gemena, chef-lieu de la province du Sud-Ubangi.
L’initiative est portée par Jules Mopila Makuta, président du Cadre de Concertation Nationale de la Société Civile (CCNSC). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Protection et Promotion des Défenseurs des Droits Humains » (PP-DDH), qui vise à renforcer le dialogue entre les défenseurs des droits humains (DDH) et les autorités publiques à travers les 26 provinces de la République démocratique du Congo.
L’objectif principal du programme est de favoriser un environnement de travail sécurisé et conforme à la loi 23/027, garantissant l’exercice des activités des organisations de la société civile dans le respect des textes en vigueur.
Les discussions ont porté notamment sur la situation sécuritaire à Gemena et dans l’ensemble de la province. Les participants ont cherché à identifier les mesures concrètes envisagées par les autorités pour assurer la protection des personnes et de leurs biens, dans un contexte où les enjeux de sécurité demeurent une préoccupation constante.
Plusieurs responsables institutionnels ont pris part à ces échanges, notamment le ministre provincial en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, le représentant du maire de la ville, le coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), ainsi que le chef de division du Plan. Les cadres des organisations de la société civile du Sud-Ubangi étaient également présents.
Les débats se sont déroulés dans un climat qualifié de constructif et participatif, permettant à chaque partie d’exposer ses préoccupations et ses attentes.
À l’issue de la rencontre, Jules Mopila Makuta a remis aux autorités locales une série de documents de référence destinés à faciliter l’exercice de leurs responsabilités en matière de promotion et de protection des droits humains. Cette démarche constitue, selon lui, une contribution des défenseurs des droits humains à l’amélioration de la gouvernance locale dans la province.
Souleymane Nvenimbi

