Kinshasa, le 10 novembre 2025 — Un incident environnemental majeur secoue la ville de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.
Selon plusieurs sources médiatiques, un déversement accidentel d’effluents industriels provenant du site de la société Congo Dongfang Mining (CDM) aurait provoqué une contamination inquiétante des eaux dans plusieurs quartiers de la capitale cuprifère.
Le bassin de rétention de l’entreprise aurait cédé, libérant une grande quantité d’eau acide qui a inondé routes, habitations et le marché « Moïse » du quartier Kassapa.
Cette fuite toxique expose les habitants à des risques sanitaires importants, notamment liés à la qualité de l’eau et à la pollution du sol.
Face à la gravité des faits, Jean-Louis Koyagialo, expert en gouvernance environnementale, a dénoncé ce qu’il qualifie de « catastrophe écologique évitable » et a interpellé les autorités compétentes.
« J’ai pris connaissance, à travers les médias, de cet incident grave. Je salue la décision courageuse du ministre des Mines, Son Excellence Louis Watum Kabamba, de suspendre les activités de la société CDM pour trois mois, conformément au Code Minier. Cette mesure traduit la volonté du Chef de l’État de restaurer la responsabilité environnementale au sein du secteur extractif national », a-t-il déclaré.
Cependant, l’expert regrette le silence du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDDNEC) face à l’ampleur du désastre observé depuis le 4 novembre 2025.
« Alors que la RDC participe à la COP 30 et se présente au monde comme un “pays-solution” dans la lutte contre le changement climatique, elle peine encore à résoudre ses propres défis environnementaux. Ce paradoxe remet en cause notre cohérence et notre crédibilité », a-t-il souligné.
Notamment, Jean-Louis Koyagialo propose une série de mesures urgentes pour contenir la pollution et restaurer la sécurité environnementale dans la région.
Il recommande un audit environnemental indépendant du site de la CDM et des zones affectées, ainsi qu’une mission conjointe du MEDDNEC, de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), du Fonds d’Intervention pour la Protection de l’Environnement (FIPE), du Département de la Protection de l’Environnement Minier (DPEM) et du Cabinet du Ministre.
Cette mission devrait établir un état des lieux complet, analyser la qualité des eaux, identifier les sources exactes de contamination et évaluer les impacts sanitaires et socio-économiques sur les populations riveraines.
Il insiste également sur la publication transparente des résultats de cette enquête, ainsi que sur la communication publique des mesures correctives et préventives envisagées.
Concernant la société CDM, l’expert demande la réparation intégrale des préjudices causés, l’indemnisation des victimes et le respect strict des sanctions prévues par la législation environnementale et minière.
Enfin, Jean-Louis Koyagialo invite les Députés et Sénateurs à se saisir du dossier afin d’assurer un contrôle parlementaire rigoureux de l’action gouvernementale, dans un esprit de transparence, de justice environnementale et de protection des citoyens.
Freddy Matalatala Adza

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