Ce dimanche 1er février 2026 à Doha, les pourparlers de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et le mouvement politico-militaire AFC/M23 se sont poursuivi sous la médiation du Qatar. Malgré la présence des deux délégations dans la capitale qatarie, les discussions n’ont pas encore permis d’aboutir à un accord de paix global.
Les échanges se déroulent dans un cadre diplomatique encadré, mais le rythme des avancées reste lent. Selon des sources proches du dossier, les négociations se poursuivent dans un climat de dialogue, même si plusieurs points sensibles continuent de freiner la conclusion définitive du processus.
Il sied de signaler que sur les huit protocoles prévus pour constituer l’accord final, seuls deux ont été signés depuis le lancement des discussions. Le premier, conclu le 14 septembre, porte sur la libération des prisonniers, tandis que le second, signé le 14 octobre, concerne la surveillance et la vérification du cessez-le-feu.
« Les discussions vont bon train, mais le processus n’est pas encore arrivé à son terme », indiquent des sources au sein de l’AFC/M23, tout en reconnaissant que plusieurs étapes restent à franchir.
Cependant, ces deux protocoles demeurent, à ce stade, non opérationnels. Aucun échange effectif de prisonniers n’a encore été observé et le mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu n’a tenu qu’une seule réunion, essentiellement consacrée à une prise de contact entre les parties, certaines délégations n’ayant pas répondu présentes.
Cette situation démontre que les protocoles restants représentent les volets les plus complexes des négociations. Ils abordent des questions politiques et sécuritaires jugées sensibles, notamment la gouvernance locale, les garanties de sécurité et les arrangements liés à la cessation durable des hostilités.
Pour rappel, le 15 novembre 2025, les parties avaient signé à Doha un accord-cadre de paix, présenté comme une feuille de route devant conduire à un règlement global du conflit.
Toutefois, cet engagement n’avait pas entraîné un arrêt immédiat des affrontements, illustrant la fragilité du processus et les défis persistants à surmonter.
Abdoul Madjid Koyakele

