À Kinshasa, l’opposant politique Parole Kamizelo a été présenté pour la première fois devant le tribunal de paix de Ngaliema depuis son arrestation. Membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), il est poursuivi pour diffusion de fausses informations et offense au président de la République, Félix Tshisekedi.
Interpellé le 6 décembre 2025, Parole Kamizelo est accusé d’avoir qualifié le chef de l’État de « traître national » dans des publications sur les réseaux sociaux. Le ministère public estime que ces propos constituent des infractions prévues par la loi congolaise et susceptibles de sanctions.
Lors de l’audience, l’opposant est revenu sur la demande de pardon qu’il avait formulée publiquement avant son transfert à la prison centrale de Makala. Il affirme avoir été contraint de cette démarche : « J’ai demandé pardon parce que j’étais menacé, une arme à la gorge », a-t-il déclaré, évoquant également des conditions de détention difficiles, avec trois jours sans nourriture.
Sur le fond, Parole Kamizelo rejette toutes les accusations portées contre lui. Il assure que les comptes Facebook, TikTok et X liés aux propos incriminés ne lui appartiennent pas et conteste toute responsabilité directe dans leur diffusion.
Le tribunal devra examiner les preuves du ministère public ainsi que les arguments de la défense pour déterminer les responsabilités.
Cette affaire intervient dans un contexte plus large de poursuites judiciaires visant des acteurs politiques et des utilisateurs de réseaux sociaux, souvent justifiées au nom de la lutte contre la désinformation et les atteintes aux institutions publiques.
Abdoul Madjid Koyakele

