Une mère de famille, identifiée sous le nom de Kavira Aline, a été froidement abattue par des hommes armés non autrement identifiés dans la nuit du mercredi 28 janvier 2026, au quartier Mambango, dans la commune de Bungulu, en ville de Beni, au Nord-Kivu.
Ce drame illustre la persistance des attaques ciblées dans la région, malgré les mesures de sécurité mises en place par les autorités locales. La population reste vulnérable face à des groupes armés toujours actifs.
Selon des sources locales de la cellule Mangothe, les faits se sont produits aux premières heures de la matinée. Des individus armés ont fait irruption au domicile de la victime alors qu’elle dormait aux côtés de son époux. Sans sommation, ils ont ouvert le feu sur elle, la touchant par deux balles, l’une à la jambe et l’autre à la poitrine.
L’extrême violence de cet assassinat souligne l’impunité dont jouissent certains groupes armés. Il pose la question de l’efficacité des dispositifs de sécurisation des habitations dans les quartiers populaires.
Grièvement blessée, Kavira Aline n’a pas survécu à ses blessures et est décédée sur place. La victime laisse derrière elle un bébé âgé d’environ un an, désormais orphelin de mère.
Après les constatations d’usage, le corps a été levé du lieu du drame avant d’être transféré à la morgue de l’Hôpital général de référence de Beni.
L’absence de réaction immédiate des forces de sécurité locales est inquiétante. La récupération rapide du corps démontre cependant un réflexe communautaire important face à la tragédie.
Ce nouveau cas d’insécurité a suscité une vive indignation au sein de la population locale. En signe de protestation, des jeunes du quartier Mambango sont descendus dans la rue, barricadant plusieurs axes routiers pour exprimer leur colère face à la recrudescence des assassinats ciblés dans la ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu.
Ces manifestations citoyennes traduisent la frustration des habitants face à l’insécurité. Elles sont un signal fort pour les autorités : la population attend des réponses concrètes et un renforcement immédiat des patrouilles.
La population appelle une fois de plus les autorités compétentes à renforcer les mesures de sécurité afin de protéger les civils, régulièrement victimes d’attaques armées dans cette partie du pays.
Mathe Fabrice

