Dans l’est de la République démocratique du Congo, une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a endeuillé le territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu. Les faits se sont déroulés dans la nuit du vendredi au samedi 7 février 2026, dans le village d’Isigo/Mambimbi, situé dans le secteur des Bapere, selon plusieurs sources locales.
D’après les premières informations communiquées par la société civile locale, au moins quinze civils ont été tués lors de cette incursion armée. Le bilan reste provisoire, certaines sources évoquant un nombre de victimes plus élevé. Plusieurs habitations ont également été incendiées, laissant de nombreuses familles sans abri.
Un acteur de la société civile du secteur des Bapere affirme que certaines victimes auraient été sommairement exécutées par les assaillants. D’autres témoignages font état de lourdes pertes matérielles, notamment la destruction de maisons et de biens appartenant aux populations civiles, aggravant davantage la situation humanitaire dans cette zone déjà fragilisée par des violences récurrentes.
Dans un rapport préliminaire, la société civile confirme la mort d’au moins quinze personnes et l’incendie de sept habitations, tout en appelant les autorités militaires et administratives à renforcer urgemment la sécurité afin de prévenir de nouvelles attaques.
À la suite de cette attaque, un mouvement de déplacement de populations a été observé. Plusieurs habitants ont fui leurs villages pour se réfugier vers la localité de Njiapanda, jugée relativement plus sûre, accentuant la pression humanitaire dans la région.
Cette nouvelle flambée de violence relance les inquiétudes face à la persistance de l’insécurité dans le territoire de Lubero. Des organisations locales exhortent les autorités congolaises à intensifier les opérations de protection des civils afin de mettre un terme aux attaques répétées attribuées aux ADF, qui continuent de faire de nombreuses victimes parmi les populations civiles.
Fabrice Mathe Kambale

