Dongo, territoire de Kungu (Sud-Ubangi) 04 janvier 2026 — Un vent violent d’une rare intensité a frappé la cité de Dongo, chef-lieu du secteur éponyme dans la province du Sud-Ubangi, causant d’importants dégâts matériels dans la nuit de ce dimanche 4 janvier 2026.
Des images saisissantes montrent des habitations éventrées, des toitures arrachées et des arbres déracinés, dont des manguiers enchevêtrés sur les routes, rendant certaines zones inaccessibles.
Parmi les bâtiments publics détruits, figurent notamment :
- L’Institut Embusa, une école de la place complètement ravagée,
- La résidence du chef de secteur, visiblement détérioré,
- Le bâtiment administratif du secteur de Dongo,
- Et plusieurs maisons privées.

Ce vent violent a pulvérisé les toitures, brisé des murs et renversé des arbres sur les routes et les maisons, piégeant certains habitants à l’intérieur de leurs domiciles.
« C’est la première fois que nous voyons un tel vent ici. Tout s’est écroulé en quelques minutes », témoigne un sinistré en pleurs.
Les victimes, livrées à elles-mêmes, lancent un appel pressant aux autorités locales, provinciales et nationales, ainsi qu’aux organisations humanitaires, pour une aide d’urgence en vivres, abris et matériaux de reconstruction.

Malgré la violence inédite de la tempête, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, selon les premiers bilans communiqués par les autorités locales.
Cette catastrophe remet en lumière la vulnérabilité des infrastructures dans cette partie du pays, où les maisons en matériaux précaires ne résistent pas aux intempéries.

Face à cette catastrophe naturelle, les besoins humanitaires sont immenses. L’absence de réponse rapide risque d’aggraver la détresse des familles sinistrées, surtout en cette saison des pluies.
Les autorités sont appelées à mobiliser des moyens logistiques et financiers pour soulager les populations touchées par ce drame naturel inattendu afin de relancer l'administration sectorielle, prévenir d’éventuelles épidémies et relancer la vie scolaire dans les établissements détruits.
Nestard ESSELE

