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RDC : pourquoi la déontologie militaire reste la clé du commandement et de la discipline dans les FARDC

RDC : pourquoi la déontologie militaire reste la clé du commandement et de la discipline dans les FARDC
Securite

Dans une armée engagée sur plusieurs fronts sécuritaires, la question de la déontologie militaire revient au cœur des débats professionnels au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo.

Au-delà des opérations, la conduite morale de l’officier apparaît comme un facteur déterminant de cohésion, de discipline et d’efficacité sur le terrain. L’officier n’est pas seulement un technicien de la guerre, il est avant tout un repère humain, social et institutionnel.

La déontologie militaire, telle qu’enseignée dans les écoles et rappelée dans les ouvrages de référence, se définit comme l’ensemble des devoirs, obligations et comportements qui encadrent la vie professionnelle et privée de l’officier. Elle concerne son rapport à lui-même, à ses subalternes, à ses pairs et à la hiérarchie.

Cette exigence morale s’impose dès l’enrôlement et accompagne le militaire tout au long de sa carrière, sous les drapeaux comme en dehors.

Dans le contexte congolais, cette conception dépasse la simple discipline réglementaire. Elle touche au langage, à la tenue, à la fréquentation des milieux sociaux, au respect des subalternes et à la capacité de l’officier à incarner l’autorité sans abus. Le comportement du chef, sa sobriété, son sens de l’exemple et sa retenue conditionnent directement la confiance de la troupe et la crédibilité de l’institution militaire auprès de la population.

« L’officier doit être esclave du devoir, non des passions, car sa bouche peut tuer plus sûrement que son arme », rappelle l’ouvrage Déontologie de l’officier militaire du Col Amisi, rédigé le 8 janvier 2019.

L’ouvrage insiste sur un point central, le chef militaire commande mais sert avant tout. Son autorité ne repose ni sur la peur ni sur l’humiliation, mais sur la compétence, l’honnêteté, l’expérience et la fermeté.

Il doit savoir décider sans précipitation, agir sans brutalité et corriger sans détruire. Toute critique des supérieurs devant les subalternes, toute négligence dans la tenue ou le langage, affaiblit l’ordre hiérarchique et ouvre la voie à l’indiscipline.

 « La discipline est la mère d’une armée, comme l’unité est la force d’une nation », souligne encore le Col Amisi, mettant en garde contre les dérives du laxisme et du commandement complaisant.

Sur le terrain, ces principes trouvent une illustration concrète dans certains commandements reconnus pour leur rigueur et leur sens de l’éthique. 

C’est le cas du Commandant du 3405e Régiment d’Infanterie, le Colonel DEM Bulenda Katshindu Blaise, dont le style de commandement est régulièrement cité comme fondé sur l’exemple, la proximité avec la troupe et le respect strict des règles militaires. 

À ses côtés, son second chargé des opérations et renseignements, le Colonel DEM Rushungusa Kwangaba Kromb, incarne une approche professionnelle axée sur la discipline opérationnelle, la protection des hommes et la responsabilité du chef face aux décisions engagées.

Dans un environnement marqué par les risques de corruption, de détournement des rations, de gonflement fictif des effectifs ou de clientélisme, la déontologie militaire apparaît comme un rempart essentiel. 

L’ouvrage de référence est clair, toute pratique de népotisme, de copinage ou de trafic d’influence est inadmissible et incompatible avec l’honneur de l’uniforme. L’officier est tenu de moraliser la gestion publique et de contribuer à redorer l’image de l’administration militaire.

« Un chef qui perd la confiance de ses hommes a déjà perdu la bataille avant même le combat », rappelle l’auteur, insistant sur l’importance de gagner les esprits et les cœurs.

L’approche déontologique intègre également la dimension psychologique de l’officier, sa conscience, son caractère, ses émotions et ses sentiments.

Face à l’ennemi, le silence, la maîtrise de soi et la loyauté priment sur les promesses et les illusions. 

L’officier doit agir avec la raison plutôt qu’avec l’émotion, éviter la brutalité inutile et privilégier l’humanisme dans l’exercice de la sanction.

À l’heure où les FARDC poursuivent leur professionnalisation, la déontologie de l’officier militaire s’impose comme une condition non négociable de la réforme de l’armée.

Elle rappelle que la victoire ne se mesure pas uniquement par le terrain conquis, mais aussi par l’exemplarité du commandement, la discipline des troupes et le respect de la dignité humaine. Widget Focus Actualité Compact

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Abdoul Madjid Koyakele


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Abdoul Madjid KOYAKELE

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Basé à Kinshasa, il est le concepteur, administrateur, webmaster et l’un des rédacteurs principaux de Focus Actualité. Il veille au développement technique, à la gestion éditoriale et à la performance du site. Son travail s’inscrit dans une démarche rigoureuse, engagée et conforme aux valeurs éthiques et islamiques du média.

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