La gestion actuelle du gouvernement congolais continue de susciter de vives critiques de la part des citoyens congolais et internautes, des provinces du Nord et Sud-Ubangi.
Bon nombre dénoncent un écart grandissant entre les promesses officielles et les réalités sur le terrain, évoquant un pouvoir jugé trop lent et même déconnecté des préoccupations sur terrain.
Certains observateurs estiment que le gouvernement semble ignorer des infrastructures stratégiques, héritées d’anciennes administrations, pourtant capables de transformer la vie des populations.
Cette posture d’abandon nourrit une frustration palpable, notamment chez les jeunes et les habitants éloignés des centres décisionnels.
Un internaute résumait cette frustration avec ironie :
« En 2025, il y avait déjà un monsieur qui aurait écrit un ouvrage intitulé Les 250 promesses irréalisables du Président F. Tshisekedi. »
Cette remarque traduit une impatience citoyenne face au lenteur de la mise en œuvre des projets et aux promesses jugées trop ambitieuses, ce qui serait la cause de leur non tangibilité. Elle reflète également un besoin de visibilité sur les réalisations concrètes du gouvernement.
« Je n’ai pas encore eu la chance d’arriver à Gbadolite, mais j’apprends qu’une université y existe et qu’elle pense même à sa réanimation. », poursuit-il.
Le rappel de l’université de Gbadolite souligne l’importance des infrastructures éducatives locales. Sa réhabilitation pourrait offrir des opportunités de formation pour la jeunesse du Nord et du Sud-Ubangi, tout en valorisant le potentiel de la région.
« Il y a également un aéroport international qui pourrait servir le Nord et le Sud-Ubangi, mais personne n’en parle. Ha Sese Seko, reviens et vois ta base aujourd’hui. C’est-à-dire que le gouvernement congolais crache sur tes œuvres.», a-t-il conclu.
Ce constat montre que la population ressent un manque de suivi et d’investissement dans des infrastructures stratégiques, pourtant essentielles pour le développement socio-économique et l’ouverture du pays au commerce international.
Malgré ces critiques, il serait réducteur de considérer l’action du Chef de l’État comme uniquement symbolique. Félix Tshisekedi doit composer avec des défis majeurs : conflits armés dans l’Est, rivalités politiques internes et pression diplomatique sur plusieurs dossiers régionaux. Ces contraintes expliquent partiellement les délais observés dans certaines réalisations de son émanation.
L’université de Gbadolite reste un atout majeur pour la formation académique dans la région. Sa réhabilitation nécessitera des ressources importantes, mais elle s’inscrit dans le cadre des réformes nationales de l’enseignement supérieur, notamment la modernisation et la digitalisation progressive des institutions.
L’aéroport international de Gbadolite, bien qu’inactif, conserve un potentiel stratégique pour relier la région au reste du pays et au monde. La relance de cette infrastructure pourrait transformer le Nord et le Sud-Ubangi en véritables hubs économiques et logistiques.
Il est donc important de nuancer les critiques sur les « promesses chimériques ». Certains engagements peuvent sembler difficiles à tenir rapidement, mais le gouvernement a initié des projets concrets : construction de nouvelles universités, modernisation d’aéroports et réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Ces efforts traduisent une volonté réelle de développement.
L’internaute qui compare la situation actuelle à l’époque de feu Maréchal Mobutu exprime un sentiment légitime d’injustice. Toutefois, ces critiques doivent être comprises dans la logique de continuité et de modernisation, où les infrastructures héritées du passé servent désormais de base à des projets à long terme, au service du citoyen.
Soutenir le Chef de l’État ne signifie pas fermer les yeux sur les manquements, mais comprendre la complexité de sa mission.
Entre guerre, diplomatie, tensions politiques et défis économiques, il est crucial que chaque région bénéficie d’une attention particulière et soutenue du Chef de l'Etat pour renforcer la cohésion nationale.
En somme, la critique des internautes et la notion d’« ouvrage des promesses irréalisables » traduisent une impatience logique et légitime. Cependant, les actions du Chef de l’État, même perfectibles, restent orientées vers la modernisation du Congo.
Une vigilance constructive, un dialogue constant et un engagement citoyen sont essentiels pour convertir la critique en levier de progrès et bâtir une véritable unité nationale que veut tout congolais.
Abdoul Madjid Koyakele

