La Banque Centrale du Congo (BCC) a tenu à rassurer la population congolaise face aux variations observées ces derniers jours sur le marché de change. Dans un communiqué officiel rendu public ce lundi 27 octobre 2025, l’institution a affirmé que ces mouvements ne traduisent pas une crise monétaire, mais plutôt une phase normale d’ajustement du taux de change.
« Les légères variations observées ces derniers jours traduisent une normalisation progressive du taux de change », précise la BCC dans son communiqué signé à Kinshasa.
Selon la Banque Centrale, la récente appréciation du franc congolais, constatée lorsque le dollar s’échangeait autour de 2 100 CDF, était liée à des anticipations spéculatives sur une possible baisse du billet vert. Certains marchés informels affichaient même des taux avoisinant 1 800 CDF pour 1 USD, un niveau jugé artificiel et temporaire par la BCC.
Aujourd’hui, le franc congolais retrouve progressivement son taux d’équilibre naturel, évalué entre 2 200 et 2 250 CDF pour un dollar, selon les cours appliqués par les banques commerciales. Cette convergence entre les taux bancaires et ceux du marché parallèle traduit, selon la BCC, un rééquilibrage sain du marché des changes.
L’institution monétaire assure qu’elle reste déterminée à garantir la stabilité macroéconomique du pays. Elle souligne que cette action s’inscrit dans une coordination étroite avec le gouvernement, en charge de la politique budgétaire.
« La Banque Centrale du Congo annonce ce qu’elle fera et fait ce qu’elle annonce », rappelle le communiqué, mettant en avant la rigueur et la transparence de l’institution.
En conclusion, la Banque Centrale invite les citoyens à garder leur confiance dans la monnaie nationale et à ne pas se laisser influencer par des spéculations non fondées. Ces ajustements, explique-t-elle, sont caractéristiques d’un marché ouvert et concurrentiel, et non des signes d’instabilité.
Cette communication intervient dans un contexte économique sensible, où la stabilité du franc congolais demeure un enjeu majeur pour la croissance et la confiance des opérateurs économiques.
Abdoul Madjid Koyakele

