Dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, une taxe de dix dollars américains par tonne sur les produits agricoles destinés à l’exportation ne sera désormais plus perçue.
La décision émane du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui a ordonné l’arrêt immédiat de cette pratique qu’il qualifie d’illégale.
La mesure a été actée dans une correspondance officielle datée du 19 décembre 2025 et adressée au directeur général de l’Office congolais de contrôle.
Dans ce document, le ministre instruit clairement la cessation de toute perception liée à cette taxe, soulignant qu’elle ne repose sur aucun fondement juridique reconnu.
Cette décision a été favorablement accueillie par plusieurs acteurs du secteur économique. La Fédération des entreprises du Congo, l’Association des exportateurs des cultures et produits agricoles et forestiers, ainsi que de nombreux producteurs locaux, estiment que la suppression de cette taxe constitue un soulagement important.
Ils évoquent un environnement déjà fragilisé par des coûts élevés, des contraintes logistiques et des difficultés sécuritaires persistantes dans l’Est du pays.
Selon le ministre du Commerce extérieur, cette taxation affectait négativement le climat des affaires et réduisait la compétitivité des produits agricoles congolais sur les marchés régionaux et internationaux.
Il a également rappelé que cette pratique était contraire aux engagements internationaux de la République démocratique du Congo, notamment ceux liés à l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce, ratifié par la RDC en juillet dernier.
À travers cette décision, les autorités congolaises réaffirment leur volonté de soutenir les opérateurs économiques, d’encourager les exportations agricoles et de renforcer l’attractivité du commerce extérieur.
Une orientation qui vise particulièrement les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, reconnues pour leur fort potentiel agricole.
Mathe Fabrice

