À Brazzaville, des scientifiques, chercheurs et décideurs venus de plusieurs pays se sont réunis cette semaine autour d’une même préoccupation : l’avenir écologique du Bassin du Congo, l’un des écosystèmes les plus stratégiques de la planète.
Cette conférence internationale, tenue en janvier 2026, a mis en lumière l’urgence de réponses scientifiques face aux menaces environnementales croissantes qui pèsent sur la région.
Au cœur des échanges, les effets du changement climatique, la déforestation accélérée, la dégradation des sols et les tensions socio-environnementales ont été largement débattus.
Les participants ont insisté sur la nécessité d’anticiper ces risques afin de préserver le rôle central du Bassin du Congo dans la régulation du climat mondial.
La province congolaise de la Mongala était représentée à ces assises par le chef de travaux Marcel Bagala Adoko, enseignant à l’Université de Lisala, actuellement en formation doctorale à Kinshasa.
Sa participation illustre l’implication croissante des universités congolaises dans les débats scientifiques régionaux et internationaux liés à l’environnement.
À l’ouverture de la conférence annuelle 2026, organisée à l’hôtel Saint François de Paule à Brazzaville, le professeur Raphaël Tshimanga, co-président de la Congo Basin Science Initiative (CBSI), a souligné la pression grandissante exercée sur le climat mondial. Selon lui, seule une approche fondée sur la recherche scientifique peut permettre d’apporter des réponses durables.
« Le climat mondial subit aujourd’hui des pressions croissantes. Sa préservation passe nécessairement par une science solide, inclusive et tournée vers l’action », a déclaré le professeur Tshimanga devant un auditoire composé de scientifiques, de partenaires internationaux et d’étudiants.
Dans son intervention, il a rappelé l’importance stratégique du Bassin du Congo, considéré comme un puits de carbone majeur, un régulateur climatique essentiel et un réservoir de biodiversité dont dépendent des millions de personnes en Afrique centrale et au-delà.
Face à ces enjeux, la CBSI entend structurer et renforcer la recherche scientifique dans la région afin d’éclairer les politiques publiques et d’accompagner les décisions environnementales.
Une vision partagée par le chef de travaux Marcel Bagala Adoko, qui a insisté sur la dimension collective de la lutte écologique.
« Il n’y aura pas de décisions durables sans une science rigoureuse, ni d’impact réel sans l’implication de toutes les parties prenantes », a-t-il affirmé, appelant à une coopération accrue entre chercheurs, institutions et communautés locales.
En marge de la conférence, Marcel Bagala Adoko a salué le soutien académique et institutionnel dont il bénéficie, notamment de la part du professeur Léon Mondole Esso Libanza, ainsi que l’engagement du recteur de l’Université de Lisala, le professeur Donat Tebakabe Alomo, pour le rayonnement de cette institution dans les grandes rencontres scientifiques régionales et internationales.
Cette rencontre de Brazzaville confirme ainsi la place centrale du Bassin du Congo dans les débats environnementaux mondiaux, tout en mettant en évidence le rôle croissant de la science africaine dans la recherche de solutions face aux défis climatiques contemporains.
Abdoul Madjid Koyakele

