La cheffe de division provinciale de la Santé de l’Équateur, la Dre Nicole Kumbolani Afuna, a été suspendue à titre préventif par un arrêté du gouverneur de province, Boloko Bolumbu Bobo.
La décision intervient dans un contexte de soupçons de mauvaise gestion de fonds alloués par le partenaire humanitaire UNICEF.
Selon les autorités provinciales, les ressources concernées, évaluées à plusieurs milliers de dollars américains, étaient destinées à financer des activités sanitaires d’urgence mises en œuvre à la suite des inondations ayant affecté plusieurs zones de santé de la province.
Des irrégularités présumées dans l’utilisation de ces fonds auraient été relevées, motivant ainsi la mesure conservatoire prise à l’encontre de la responsable sanitaire provinciale.
Dans le même arrêté, le médecin-chef de la zone de santé de Bikoro, le Dr Lokose Majoko, a été désigné pour assurer l’intérim à la tête de la division provinciale de la Santé durant la période de suspension.
Cette disposition vise à garantir la continuité des services sanitaires et le bon fonctionnement de l’administration concernée.
La décision a été prise à l’issue d’un conseil des ministres provincial extraordinaire tenu le vendredi 23 janvier. Le compte rendu de cette réunion a été rendu public par le ministre provincial de l’Agriculture, Guillaume Bokanga, assurant l’intérim du porte-parolat du gouvernement provincial, lors d’une intervention diffusée sur les antennes de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), station de Mbandaka.
Il est à noter qu’une première suspension de la cheffe de division provinciale de la Santé avait été prononcée antérieurement par le secrétaire provincial administratif. Cette mesure avait toutefois été annulée par le ministre national de la Santé, le Dr Roger Samuel Kamba, au motif du non-respect des compétences administratives et de la chaîne hiérarchique établie.
Par ailleurs, le gouvernement provincial de l’Équateur a indiqué que l’UNICEF avait récemment fermé son bureau basé à Mbandaka.
Selon les autorités, cette décision serait liée à des préoccupations concernant la gestion des fonds mis à la disposition de la division provinciale de la Santé, bénéficiaire des appuis financiers destinés aux actions sanitaires post-inondations.
Les autorités provinciales rappellent que la suspension actuelle revêt un caractère préventif et que la personne concernée bénéficie, conformément à la loi, de la présomption d’innocence en attendant l’issue des procédures administratives ou judiciaires éventuelles.
Abdoul Madjid Koyakele

