En République centrafricaine, l’Autorité nationale des élections (ANE) a rendu publics, ce dimanche, les résultats provisoires de l’élection présidentielle organisée le 28 décembre 2025 sur l’ensemble du territoire national.
Selon les chiffres officiels communiqués par l’ANE, le président sortant Faustin-Archange Touadéra est provisoirement déclaré vainqueur du scrutin avec 76,15 % des suffrages exprimés, confirmant ainsi sa nette domination sur la scène politique centrafricaine.
En effet, le taux de participation est estimé à 52,42 %, traduisant une mobilisation jugée modérée des électeurs.
Les opérations de vote se sont globalement déroulées dans un climat sécuritaire maîtrisé, malgré quelques incidents isolés signalés dans certaines localités, sans impact majeur sur le déroulement du scrutin.
Avec plus des trois quarts des voix, Faustin-Archange Touadéra s’offre une avance confortable sur ses principaux challengers, consolidant sa position en attendant la proclamation des résultats définitifs.
Ce score provisoire renforce son leadership politique à l’issue d’un processus électoral scruté de près tant au niveau national qu’international.
Toutefois, l’Autorité nationale des élections a tenu à rappeler que ces résultats restent provisoires, conformément aux dispositions de la loi électorale en vigueur.
À cet effet, les candidats disposent d’un délai légal pour introduire d’éventuels recours devant la Cour constitutionnelle, seule instance habilitée à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle.
Par ailleurs, il sied de signaler que certains opposants contestent déjà les chiffres publiés. C’est notamment le cas de Martin Ziguélé Dologuélé, qui évoque des irrégularités électorales et affirme vouloir défendre ce qu’il qualifie de « vérité des urnes ».
Rappelons que cette élection présidentielle intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires, économiques et sociaux pour la Centrafrique.
La communauté nationale, tout comme les partenaires internationaux, demeure attentive à la suite du processus électoral et à la consolidation de la démocratie dans le pays.
Job Dodo Mokanda

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