Dans la province du Nord-Ubangi, la grève observée par les enseignants de la sous-division de Mobayi-Mbongo 1 continue de perturber les activités scolaires.
Face à cette situation, le ministre provincial de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté a lancé un appel à l’apaisement, tout en assurant que des démarches sont en cours pour un dénouement progressif de la crise.
S’exprimant sur la paralysie des écoles depuis le 6 janvier 2026, le ministre provincial, Jonas Ngwamu, a reconnu la légitimité des revendications des enseignants, qui réclament le paiement de trois mois d’arriérés de salaires.
Il a toutefois exhorté les grévistes à privilégier l’intérêt supérieur des élèves, dans l’attente d’une solution qu’il qualifie de « favorable et imminente ».
Selon le ministre, les informations disponibles à ce stade indiquent que l’agence Caritas, chargée du paiement, pourrait procéder au versement d’un premier mois de salaire dès le vendredi 9 janvier ou, au plus tard, le lundi 12 janvier 2026. Un paiement partiel qui ne répond pas entièrement aux attentes des enseignants, mais que les autorités provinciales présentent comme une étape transitoire.
Dans sa déclaration, Jonas Ngwamu a tenu à préciser la position du gouvernement provincial.
« Les enseignants ont pleinement le droit de revendiquer leurs salaires. Cependant, j’en appelle à leur sens de responsabilité et à l’apaisement, dans l’intérêt des enfants, en attendant une suite favorable qui est en gestation », a-t-il déclaré.
Le ministre a également tenu à dédouaner l’agence Caritas, pointée du doigt par les grévistes, en évoquant un blocage d’ordre administratif au niveau central.
« Après vérification, il apparaît clairement que Caritas n’est pas à l’origine de ce retard. Le blocage se situe au niveau national. Des échanges ont déjà eu lieu entre le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique et la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, afin de débloquer la situation », a-t-il ajouté.
Sur le terrain, les enseignants de la sous-division de Mobayi-Mbongo 1 maintiennent leur mouvement de grève. Ils exigent le paiement intégral de leurs salaires des mois d’octobre, novembre et décembre 2025, ainsi que la délocalisation du circuit de paie, actuellement assuré par Caritas, vers une institution bancaire qu’ils jugent plus fiable, notamment la Banque centrale ou une autre banque commerciale.
En attendant une issue concrète, les autorités provinciales redoutent une prolongation de la paralysie scolaire, susceptible d’aggraver la fragilisation de l’année scolaire dans cette partie du Nord-Ubangi.
Michel Mpanzu Tene

