Une nouvelle flambée de violence a endeuillé la province du Maï-Ndombe dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 novembre 2025.
Un groupe d’insurgés Mobondo a fait irruption dans le village de Nkana, situé à près de 75 kilomètres de Kinshasa, en territoire de Kwamouth, profitant d’une présence sécuritaire amoindrie pour mener une attaque meurtrière aux premières heures du matin.
Les insurgés ont pénétré dans ce village riverain du fleuve Congo vers 3 heures du matin, surprenant les habitants dans leur sommeil.
Armés de fusils AK-47, de calibre 12 et de machettes, ils ont affronté les quelques militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployés sur place.
Selon le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole des opérations Ngemba, plusieurs minutes d’intenses échanges de tirs ont opposé les assaillants aux forces loyalistes. Les FARDC sont finalement parvenues à neutraliser cinq combattants Mobondo.
L’armée déplore toutefois la mort d’un soldat et un autre grièvement blessé.
Écoutez sa réaction :
En se retirant, les insurgés se sont acharnés sur la population civile, tuant treize habitants, dont trois enfants de moins de cinq ans, et incendiant plusieurs maisons.
Terrifiés, de nombreux résidents de Nkana et des localités voisines ont fui : certains vers la commune de Maluku à Kinshasa, d’autres en traversant le fleuve pour trouver refuge au Congo-Brazzaville.
Le calme n’est revenu qu’en matinée avec l’arrivée d’une unité FARDC basée à Kwamouth cité. Le trafic des balanières sur le fleuve Congo a été fortement perturbé durant plusieurs heures à la suite de ces violences.
Les FARDC poursuivent actuellement les insurgés Mobondo impliqués dans cette attaque d’une extrême gravité.
Focus Actualité présente ses condoléances aux familles frappées par ce drame et rappelle que des mesures sécuritaires renforcées ont été mises en place afin de prévenir toute nouvelle incursion dans la région.
Fabrice Mathe

