Gemena, le 10 novembre 2025 l'état de délabrement avancé des routes en République démocratique du Congo continue d’inquiéter la population.
La province du Sud-Ubangi n’échappe pas à cette réalité préoccupante, où les infrastructures routières se dégradent de jour en jour, compromettant les échanges commerciaux et la mobilité des habitants.
C’est dans ce contexte que le notable Jean Paul Dambana, président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) Grand Équateur, a lancé un vibrant appel à la responsabilité collective pour sauver les routes de sa province d’origine.
Il plaide pour la mise en place d’un fonds citoyen permanent destiné à l’entretien régulier des axes routiers essentiels.
« Moi, je suis disponible pour y mettre mes moyens. Les sénateurs, les députés, les ministres doivent me rejoindre pour que nous mettions ensemble un comité afin d’entretenir nos routes. L’État interviendra après. D’autres provinces le font déjà.
J’appelle mes frères et sœurs du Sud-Ubangi à une contribution régulière », a déclaré Jean Paul Dambana.
Selon lui, cette démarche ne vise pas à remplacer les responsabilités de l’État, mais à accélérer la prise en charge locale des routes vitales, notamment l’axe Gemena–Akula, considéré comme le poumon économique du Sud-Ubangi. Cette route stratégique relie plusieurs localités commerçantes à la capitale et à d’autres provinces, facilitant le transport des produits agricoles et des biens de première nécessité.
Jean Paul Dambana appelle donc à une union de forces entre acteurs politiques, économiques et membres de la diaspora pour transformer cet élan en un projet concret, durable et transparent.
Son initiative, saluée par plusieurs opérateurs économiques locaux, illustre la volonté croissante de la société civile d’agir face aux lenteurs administratives.
En conclusion, il rappelle que le développement du Sud-Ubangi dépend d’abord de l’engagement de ses fils et filles, convaincu que seule la solidarité locale peut inverser la tendance actuelle.
Ruben Ndagi


