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Guerre à l’Est de la RDC : un officier révèle pourquoi le Rwanda domine le renseignement

Guerre à l’Est de la RDC : un officier révèle pourquoi le Rwanda domine le renseignement
Securite

NB : Les officiers généraux apparaissant sur l’image ci-dessus ne sont nullement mis en cause dans le cadre de cet article. 

Ce mardi 23 décembre 2025 à Kinshasa, un officier supérieur de la Police nationale congolaise (PNC), s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, a livré à la rédaction de Focus Actualité une analyse approfondie de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Au centre de cet échange, une question stratégique majeure, le renseignement et l’infiltration, domaines dans lesquels le Rwanda disposerait, selon lui, d’un avantage certain sur la RDC.

Dans un contexte marqué par la persistance des combats, la circulation des groupes armés et la multiplication des accusations régionales, cet officier met en garde contre une approche exclusivement militaire du conflit.

Pour lui, la bataille se joue aussi, et surtout, sur le terrain invisible du renseignement, où l’anticipation et l’information font souvent la différence.

Selon cet officier, l’infiltration reste une discipline coûteuse, complexe et exigeante, nécessitant une stratégie de long terme, des moyens financiers conséquents et une sélection rigoureuse des agents.

Il explique qu’un agent infiltré ne peut agir au hasard, car une simple erreur de comportement, un séjour suspect ou un train de vie incohérent peut immédiatement éveiller les soupçons et conduire à son identification.

« L’infiltration, ce n’est pas se promener ou loger dans un hôtel cinq étoiles. Le moindre détail peut attirer l’attention et déclencher une enquête.

C’est un travail de patience, de discipline et de sacrifice », explique-t-il.

L’officier rappelle que la RDC a pourtant disposé, par le passé, d’une véritable culture du renseignement, notamment sous le régime du maréchal Mobutu.

À cette époque, affirme-t-il, des éléments congolais étaient envoyés à l’étranger, notamment aux États-Unis, pour être formés aux techniques avancées de renseignement et d’anticipation stratégique.

Il illustre son propos par un exemple révélateur, montrant à quel point la vigilance était élevée à cette période.

 « Il y avait l'une des maisons du Maréchal à Kinshasa où un projecteur installé à Brazzaville gênait la visibilité. Sur instruction directe, des éléments ont été envoyés pour aller retirer cette ampoule.

Cela montre le niveau de sérieux accordé à la sécurité et à l’observation », souligne-t-il.

Pour cet officier, la situation actuelle est préoccupante. Il estime que le Rwanda, à l’instar d’autres puissances sécuritaires, a investi massivement dans le renseignement humain, en formant très tôt ses agents et en utilisant tous les profils possibles, civils comme militaires.

Il cite notamment le cas d’Israël, souvent présenté comme une référence mondiale en matière de renseignement.

« Les pays les plus performants forment leurs agents très tôt.

Certains apprennent déjà aux humanités. Le renseignement moderne utilise tous les moyens possibles, même les plus inattendus », affirme-t-il.

Dans son analyse, il évoque également la présence de ressortissants rwandais sur l’ensemble du territoire congolais, riches comme pauvres, civils comme militaires démobilisés.

Une réalité qui, selon lui, pose un défi majeur à la sécurité nationale si elle n’est pas correctement encadrée et analysée par les services compétents.

« Quand vous retrouvez des ressortissants partout sur le territoire, il faut se poser les bonnes questions.

Le renseignement ne repose pas sur des suppositions, mais sur l’observation et la prévention », insiste-t-il.

L’officier affirme parler en connaissance de cause. Il dit avoir suivi, en 1999, une formation en Égypte dans le domaine de l’antiterrorisme et de la police technique et criminelle, une spécialisation qui lui permet aujourd’hui de porter un regard critique sur les failles et les défis du système sécuritaire congolais.

Il rappelle enfin un principe fondamental du droit et de la criminologie, soulignant la nécessité de la rigueur dans toute accusation.

« Pour déclarer une personne coupable, il faut au moins douze preuves criminelles établies l’une après l’autre.

Sans cela, on reste dans les hypothèses », conclut-il.

Dans un climat régional tendu, cette analyse relance le débat sur la réforme du secteur sécuritaire congolais, l’investissement dans le renseignement et la nécessité d’une approche globale pour faire face aux menaces qui pèsent sur l’Est de la RDC.

Il sied de signaler que ces déclarations engagent uniquement leur auteur et ne constituent pas une position officielle des autorités congolaises.

Elles traduisent néanmoins une préoccupation croissante autour du rôle stratégique du renseignement dans la gestion des conflits contemporains en RDC. Widget Focus Actualité Compact

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Abdoul Madjid Koyakele


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Abdoul Madjid KOYAKELE

Abdoul Madjid KOYAKELE


Basé à Kinshasa, il est le concepteur, administrateur, webmaster et l’un des rédacteurs principaux de Focus Actualité. Il veille au développement technique, à la gestion éditoriale et à la performance du site. Son travail s’inscrit dans une démarche rigoureuse, engagée et conforme aux valeurs éthiques et islamiques du média.

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