Une femme d’environ 54 ans a été tuée par balle le matin du dimanche 25 janvier à son domicile, au quartier Kasika, dans la commune de Karisimbi, à proximité de la chapelle de la 8ᵉ CEPAC Baraka.
Selon des témoins, des hommes armés en treillis se sont introduits dans la maison de Madame Chekasana Justine aux alentours de 4 heures du matin. La victime a été abattue sur place, provoquant une onde de choc au sein de la population locale.
Ce drame survient quelques jours seulement après l’assassinat d’un jeune homme le lundi 19 janvier au quartier Virunga, également par un membre de la rébellion de l’AFC/M23, illustrant la persistance des violences dans la région.
Le conseil des jeunes de Karisimbi condamne ces actes et appelle à la protection de la population et de leurs biens.
« Certaines personnes affiliées à l’AFC/M23 tentent de justifier cet acte en prétendant, sans fondement, que la victime serait un voleur ou un fumeur de chanvre. C’est un mensonge notoire », dénonce le conseil.
Cette déclaration reflète la frustration des habitants face à l’impunité et aux violations répétées des droits humains. La population craint pour sa sécurité et demande des mesures concrètes des autorités nationales et locales.
Le comité alerte également sur les traitements « inhumains et dégradants » que subissent les jeunes de Goma depuis l’occupation de la ville par l’AFC/M23.
« Nous demandons à la rébellion de cesser immédiatement ces actes barbares et de respecter la vie humaine », insiste le conseil.
Les jeunes de Karisimbi appellent à la mobilisation des forces de sécurité pour protéger les civils et rétablir l’ordre dans les quartiers touchés.
Dans un contexte où les exactions se multiplient, la vigilance citoyenne et la coopération avec les autorités apparaissent comme essentielles pour freiner l’insécurité et restaurer la paix dans la commune de Karisimbi.
Abdoul Madjid Koyakele

