Une nouvelle flambée de violences a été enregistrée dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, où au moins trois personnes dont un militaire des FARDC ont perdu la vie, tandis qu’un civil a été grièvement blessé par balle dans le secteur de Ngandja.
Selon les informations rapportées par plusieurs sources locales de la société civile, ces actes meurtriers ont été commis entre vendredi et samedi 15 novembre 2025 par un groupe armé se réclamant du mouvement Wazalendo, opérant principalement dans les villages de Misisi et Lubichako.
Cependant, il sied de signaler que ces hommes armés, qui s’imposent en maîtres dans cette zone, sèment depuis plusieurs semaines une terreur indescriptible au sein de la population.
Nos sources renseignent que ces combattants s’illustrent régulièrement par des abus graves, notamment des arrestations arbitraires, des actes d’intimidation, ainsi que diverses violations des droits humains, plongeant les habitants dans une insécurité permanente.
Rappelons que le territoire de Fizi demeure l’un des épicentres de la présence des groupes armés communautaires et rebelles, accentuant davantage la fragilité sécuritaire.
Cependant, face à cette montée inquiétante des atrocités, Kashindi Daudi Asmani, président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDC – Shunvi Ya Congo) du secteur de Ngandja, appelle les autorités compétentes à une réaction urgente.
Il estime qu’une intervention rapide de l’armée régulière et des services de sécurité est indispensable pour empêcher l’expansion de ces exactions et protéger les civils déjà très éprouvés.
Il faut noter que ces violences surviennent dans un contexte où de nombreuses organisations citoyennes dénoncent une gouvernance sécuritaire encore défaillante dans plusieurs zones du Sud-Kivu, où la population vit constamment sous la menace des groupes armés.
Mathe Fabrice

