Quelques heures seulement après l’accord de principes signé à Doha, censé initier une désescalade dans l’Est de la République démocratique du Congo, la réalité du terrain contredit les engagements pris.
La situation sécuritaire s’est de nouveau enflammée dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, où les rebelles du M23/AFC ont relancé de violents affrontements contre les Wazalendo et les FARDC.
Selon les informations recueillies ce samedi 15 novembre, des combats intenses ont éclaté dans le groupement Nyamaboko 1er en territoire de Masisi.
Cependant, malgré la signature d’un document censé engager les parties à la retenue, les hostilités se sont poursuivies sans relâche.
Après la prise de la localité stratégique de Kazinga, les combattants du M23 ont progressé vers d’autres villages. Cette avancée a créé une nouvelle vague de panique au sein de la population.
En effet, des milliers de civils ont été contraints de fuir leurs habitations pour se réfugier dans les zones encore jugées sécurisées.
Les témoignages recueillis auprès de plusieurs rescapés font état d’un déplacement massif observé dès les premières heures de la matinée.
Il sied de signaler que plusieurs maisons ont été incendiées au cours de cette offensive, plongeant les habitants dans la désolation totale.
Par ailleurs, une structure médicale de la zone a été entièrement pillée, ce qui aggrave davantage la vulnérabilité des personnes blessées ou malades.
Rappelons que ces actes surviennent alors même que la communauté internationale se félicitait, quelques heures plus tôt, de la signature de l’accord de Doha, présenté comme une étape clé vers un apaisement durable dans la région.
Cependant, les faits observés sur le terrain démontrent que les engagements pris par les groupes armés ne sont pas respectés.
Ce contraste entre discours diplomatiques et réalités sécuritaires suscite de nouvelles inquiétudes parmi les populations locales qui, déjà fragilisées, craignent une nouvelle spirale de violences.
La persistance des affrontements souligne la complexité de la crise dans l’Est de la RDC, où chaque avancée politique semble aussitôt contredite par les dynamiques militaires.
Les habitants de Masisi et Walikale demeurent ainsi plongés dans une situation d’extrême précarité, attendant des actions concrètes susceptibles de ramener une paix véritable.
Mathe Fabrice.

