Corneille Nangaa Yobeluo, coordonnateur des actions militaires de la rébellion Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), a présenté une nouvelle position qui secoue la scène politique congolaise.
Dans une déclaration rendue publique le 27 novembre 2025, il soutient que la République Démocratique du Congo devrait devenir la « République Fédérale du Congo ».
Selon legon.news, cette prise de position intervient dans un contexte où la rébellion, appuyée par des éléments de l’armée rwandaise selon plusieurs rapports sécuritaires, contrôle et administre illégalement certaines zones de l’Est du pays.
Nangaa affirme :
« Notre terrain commun, c’est le Congo dans notre projection, la République Démocratique du Congo devra devenir la République Fédérale du Congo. »
Ce discours s’ajoute aux inquiétudes de nombreux Congolais, qui y voient une tentative de légitimer un projet de fragmentation territoriale.
Plusieurs internautes dénoncent ce qu’ils considèrent comme un message politique derrière les lignes.
Notons que, la dite déclaration a enflammé les réseaux sociaux, divisant l’opinion entre indignation, analyses géopolitiques et accusations de provocation.
L’analyste Bertin Twite Kilolo a réagi sur X (ex-Twitter) en déclarant :
« Quand un acteur lié à l’AFC/M23 parle de République Fédérale du Congo, il faut y voir une stratégie : tester Kinshasa, fragmenter l’État et préparer la normalisation de l’occupation. »
La déclaration de Nangaa intervient alors que l’Est du pays traverse une crise sécuritaire prolongée, marquée par des violences continues, des déplacements massifs de populations et des pertes humaines qui s’accumulent depuis près de trois décennies.
Aucune réaction officielle du gouvernement congolais n’a été enregistrée au moment de la publication de cet article. Des pourparlers diplomatiques sont pourtant en cours dans la région des Grands Lacs pour tenter d’ouvrir la voie à une solution durable.
Cette sortie médiatique de Nangaa ajoute une tension supplémentaire à un climat déjà instable, ravivant le spectre d’un projet de balkanisation longtemps dénoncé par la société congolaise et plusieurs acteurs politiques.
Abdoul Madjid Koyakele

